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Résidence en Suisse : l’imposition d’après la dépense et ce qu’elle n’inclut pas

La Suisse ne vend pas la résidence. Elle la négocie, canton par canton, au moyen d’un impôt annuel convenu sur une base théorique — et l’accord se conclut avec une commune précise, pas avec un pays.

Résidence en Suisse : l’imposition d’après la dépense et ce qu’elle n’inclut pas
Visuel en anglais.

La Suisse n’a pas de programme de résidence par l’investissement au sens ordinaire. Elle a un arrangement, négocié au niveau cantonal, par lequel un étranger fortuné qui ne travaille pas en Suisse paie un impôt annuel convenu, calculé sur une base théorique plutôt que sur le revenu réel.

Comment fonctionne l’imposition forfaitaire

  • La base imposable est calculée à partir des frais de vie — historiquement un multiple de la valeur locative du logement —, sous réserve de minimums légaux, et elle est convenue à l’avance avec l’autorité cantonale.
  • Le demandeur ne doit pas être citoyen suisse et ne doit exercer aucune activité lucrative en Suisse. Cette interdiction est réelle et elle est appliquée.
  • Un permis de séjour découle de l’arrangement, accordé par le canton avec l’approbation fédérale.
  • Plusieurs cantons ont aboli le régime par référendum ; d’autres se disputent ces résidents. Le choix du lieu est donc une décision de fond, pas une préférence.

Ce qu’elle n’inclut pas

  • Le droit de travailler en Suisse, sous aucune forme, y compris à distance pour un client suisse.
  • La liberté d’acheter un bien. La Lex Koller limite les achats résidentiels par des étrangers ; détenir un permis de séjour modifie la situation mais ne supprime pas toutes les restrictions, et le détail dépend du type de permis.
  • Une voie rapide vers la citoyenneté. La naturalisation suisse est l’une des plus longues et des plus exigeantes d’Europe, avec des exigences cantonales et communales en plus des exigences fédérales.
  • L’échappatoire à l’impôt sur la fortune. L’impôt annuel sur la fortune nette s’applique, et il est distinct de l’imposition forfaitaire.

À qui elle s’adresse réellement

À une famille qui vivra réellement en Suisse, n’a pas besoin d’y travailler, apprécie le cadre de vie, les écoles et la stabilité, et juge le montant annuel convenu acceptable au regard de l’alternative. Ce n’est pas un instrument de mobilité ni une structure fiscale pour qui vit ailleurs — la présence en est le principe même.

La séquence pratique

Choisissez le canton avant toute chose, car c’est lui qui décide à la fois de l’impôt et du permis. Négociez l’arrangement par l’intermédiaire de conseillers qui travaillent précisément dans ce canton. Et traitez la question immobilière séparément, à l’avance, car la restriction à l’achat est ce que la plupart des candidats découvrent trop tard.

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Ces articles sont publiés à titre d’information. Ils ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal et ne remplacent pas un conseiller qualifié dans le pays concerné. Les conditions des programmes évoluent — vérifiez-les au moment de votre demande.

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