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Parc solaire de Dubaï : le plan à 13,7 milliards de dollars pour 5 000 mégawatts

Le parc solaire de Dubaï est déjà le plus grand du monde, et sa première phase fonctionne depuis 2013. L'extension complète se poursuit par étapes jusqu'en 2030, avec 13,7 milliards de dollars d'investissement et une capacité cible d'environ 5 000 mégawatts.

La vidéo est en anglais.

Quand le parc a-t-il démarré ?

La première phase du parc a été livrée en 2013, à une époque où le solaire à grande échelle restait un pari encore peu éprouvé dans le Golfe.

Cette première phase n'a pas été conçue comme un produit fini : le projet a été structuré dès l'origine en plusieurs phases, chacune ajoutant nettement plus de capacité que la précédente.

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Ce découpage est l'un des points les plus souvent négligés. Il signifie que le parc fonctionne et produit des données depuis plus de dix ans, ce qui explique en partie que les phases suivantes aient pu avancer plus vite : les hypothèses d'ingénierie et de coûts reposent sur une installation réelle et non théorique.

Qui est derrière le projet ?

Le projet repose sur trois parties prenantes distinctes plutôt que sur un opérateur unique, ce qui répartit le financement comme le risque technique entre plusieurs acteurs.

En plus des infrastructures de production, le site abrite son propre centre de recherche et d'innovation, installé sous une tour de forme remarquable, dédié à l'amélioration de la technologie solaire plutôt qu'à son simple déploiement.

Cette composante recherche compte pour l'économie à long terme du projet.

Un parc solaire qui ne fait que produire de l'électricité est un actif figé ; s'il sert aussi de banc d'essai à des technologies plus efficaces, il peut réduire ses propres coûts futurs, ce qui a permis à l'ensemble de continuer à grandir au lieu de plafonner après la première phase.

Que permettent d'acheter 13,7 milliards de dollars et 5 000 mégawatts ?

Le projet complet, sur toutes ses phases jusqu'en 2030, représente 13,7 milliards de dollars d'investissement, un montant qui le place parmi les plus grands engagements dans les énergies renouvelables de la région. La capacité cible de près de 5 000 mégawatts est le chiffre qui compte le plus pour juger de son impact réel.

À titre de comparaison, la plus grande centrale nucléaire d'Europe produit environ 6 000 mégawatts.

Une installation solaire qui atteint à peu près 5 000 mégawatts sur un seul site, même si la comparaison avec un nucléaire en base n'est pas rigoureuse, représente une capacité considérable concentrée au même endroit, de quoi couvrir sur le papier une part importante des besoins en électricité de Dubaï.

Il faut être précis sur ce que cette comparaison montre ou non. La production solaire est intermittente et suit les heures d'ensoleillement, alors qu'une centrale nucléaire tourne presque en continu ; les deux ne sont donc pas interchangeables à égalité.

Ce que la comparaison établit, c'est l'échelle : un projet de cette taille n'est pas un geste symbolique en faveur des renouvelables, mais une infrastructure destinée à couvrir une part significative de la demande réelle d'une grande métropole.

Pourquoi s'inscrit-il dans Dubai 2040 ?

Les infrastructures énergétiques attirent rarement autant l'attention que les nouvelles tours ou les lignes de transport, mais elles sous-tendent tous les autres volets du plan 2040.

Une ville qui accueille toujours plus d'habitants, de bâtiments et d'industries a besoin d'une capacité de production à l'avenant, et y parvenir avec des énergies renouvelables plutôt que de nouvelles centrales fossiles est au cœur de la stratégie de croissance à long terme de Dubaï.

Le parc solaire est aussi une preuve visible de cette stratégie, et pas seulement une déclaration de politique publique. C'est une installation en service, avec un historique remontant à 2013, un coût défini et une date cible précise, ce qui permet de le mettre en regard des autres engagements du plan, moins concrets.

Que signifie-t-il pour les acheteurs immobiliers ?

Les grandes infrastructures renouvelables ne font pas vendre d'appartements directement, mais elles entrent dans l'évaluation d'un marché par les investisseurs institutionnels et les acheteurs de long terme. Une ville qui investit 13,7 milliards de dollars pour diversifier son approvisionnement en électricité signale qu'elle anticipe une croissance durable de la demande pendant des décennies, et pas seulement jusqu'au prochain cycle de construction.

Pour les acheteurs qui comparent Dubaï à d'autres marchés internationaux, des projets comme le parc solaire font partie du dossier de vérification, au même titre que les plans de transport et de logement : une preuve que les autorités sont prêtes à engager sur plusieurs années de gros capitaux dans les infrastructures de base dont une population et un marché immobilier en croissance auront besoin.

Cela rejoint aussi une préoccupation plus concrète pour les propriétaires : la fiabilité du réseau et les charges d'exploitation à long terme. Une ville qui diversifie sa production d'électricité au-delà d'une source unique est, sur une durée de détention de plusieurs décennies, moins exposée à la volatilité des prix de l'énergie qui pèse sur les coûts d'exploitation des propriétaires résidentiels comme des bailleurs commerciaux.

L'élan derrière ces projets s'inscrit dans une stratégie plus ancienne : Dubaï s'est fixé des objectifs pour faire passer une part croissante de sa production d'électricité vers des sources propres au cours des prochaines décennies, et le solaire en a été le volet le plus visible, car l'émirat bénéficie d'un ensoleillement abondant presque toute l'année.

Les grands parcs solaires deviennent aussi généralement moins chers à construire à mesure que la technologie mûrit, ce qui explique en partie que la capacité achevée d'un projet de ce type puisse coûter moins cher par mégawatt que les phases précédentes.

Questions fréquentes

Quelle est la taille du parc solaire Mohammed bin Rashid Al Maktoum ?

C'est déjà le plus grand parc solaire unique au monde. Son extension complète, réalisée par phases jusqu'en 2030, doit atteindre une capacité d'environ 5 000 mégawatts.

Combien est investi dans l'ensemble du projet ?

Le projet complet, sur toutes ses phases, représente 13,7 milliards de dollars d'investissement.

Quand le parc a-t-il commencé à fonctionner ?

Sa première phase a été livrée en 2013 ; l'installation compte donc plus de dix ans d'exploitation derrière ses phases ultérieures, plus vastes.

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