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Les Émirats sortent de la liste grise, Monaco y entre : ce qui a changé dans la réputation des juridictions

Deux nouvelles à lire ensemble, car elles redessinent la carte familière des havres discrets. Et une réserve qu’il vaut mieux énoncer clairement.

Les Émirats sortent de la liste grise, Monaco y entre : ce qui a changé dans la réputation des juridictions
Visuel en anglais.

Deux nouvelles à lire ensemble, car elles modifient la carte familière des havres discrets.

Les Émirats

Les Émirats sont sortis de la « liste grise » du groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent. Des réformes l’ont précédée : un registre centralisé des bénéficiaires effectifs et un échange de données renforcé entre les banques et les régulateurs. Le résultat est une réputation de place financière parmi les plus transparentes, plutôt que le statut d’une juridiction sous surveillance.

Monaco

En juin 2025, la Commission européenne a ajouté la principauté à sa liste des juridictions à haut risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Les raisons invoquées : une transparence insuffisante des opérations financières et des lacunes de la réglementation.

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Ce que cela signifie en pratique

Les listes de ce type n’ont rien d’abstrait. Elles déterminent avec quelle minutie une banque contrôle un paiement lié à une juridiction et combien de temps prend l’ouverture d’un compte. Sortir de la liste grise signifie que les opérations en provenance des Émirats franchissent plus facilement qu’avant la conformité internationale.

Pour un propriétaire de bien aux Émirats, cela se traduit par des choses ennuyeuses mais importantes : le transfert de fonds à l’étranger, le rapatriement des revenus locatifs, la vente d’un bien à un non-résident.

Une réserve à énoncer

L’amélioration de la position d’une juridiction ne signifie pas des contrôles plus légers pour un client donné. C’est l’inverse : les réformes qui ont permis au pays de sortir de la liste étaient précisément un durcissement des procédures internes. Un registre centralisé des bénéficiaires effectifs signifie que la structure de propriété est connue du régulateur.

Compter aujourd’hui sur l’opacité comme avantage des Émirats est une erreur. L’avantage est ailleurs — la prévisibilité et la rapidité des procédures pour une activité licite.

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