Marché immobilier de Dubaï au premier semestre 2026 : janvier record, été plus calme
Janvier a généré 72,5 milliards d’AED de chiffre d’affaires — plus que l’ensemble du marché de Dubaï en 2020. En juin, les volumes étaient revenus à des niveaux habituels. Détail mois par mois : nombre de transactions et prix au pied carré.
Le premier semestre 2026 s’est scindé en deux parties distinctes sur le marché de Dubaï : un début record et un été calme. Voici les chiffres mois par mois, pour que la tendance ressorte au-delà du titre.
Janvier — un record
17 457 transactions pour 72,5 milliards d’AED. Le chiffre d’affaires d’un seul mois a dépassé celui de l’ensemble du marché de Dubaï en 2020. Par rapport à décembre, le nombre de transactions a reculé d’environ 6 % — effet saisonnier — mais par rapport à janvier de l’année précédente, le marché a progressé de plus de 22 % en volume et de plus de 60 % en valeur.
Prix moyen au pied carré : 1 800 AED, contre 1 804 AED en décembre — stable d’un mois sur l’autre, en hausse d’environ 15 % sur un an.
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Février — un refroidissement attendu
16 979 transactions pour 60,8 milliards d’AED : en baisse de 2,8 % par rapport à janvier en volume et en baisse aussi en valeur, mais en hausse de 5,1 % et de 18,4 % respectivement par rapport à février de l’année précédente. Prix moyen au pied carré : 1 740 AED — en baisse de 2,9 % par rapport à janvier, en hausse de 12,2 % sur un an.
Principaux quartiers par nombre de transactions en février : JVC, Dubai South, Al Yelayiss 1, Dubai Residence Complex et Majan. La liste de janvier était similaire — Damac Islands 2, JVC, Dubai South, Business Bay, Dubailand.
Avril et juin — la nouvelle normalité
Avril : 13 977 transactions pour 13,1 milliards de $, en baisse de 22 à 23 % par rapport à avril 2025, tant en nombre qu’en valeur. Juin : 13 933 transactions pour 9 milliards de $.
Comment lire ces chiffres ?
Le recul sur un an après un janvier record n’est alarmant que dans le titre. En réalité, le marché est redescendu d’un régime de pointe à quelque chose d’ordinaire : le nombre de transactions se maintient autour de quatorze mille par mois, et le ticket moyen a reculé plus vite que le nombre — ce qui signifie qu’une partie de l’activité à gros tickets est partie, pas l’acheteur lui-même.
L’enseignement pratique pour un acheteur est simple : sur un marché comme celui-ci, les comparaisons sur un an sont trompeuses, car la base de l’année précédente était elle-même une anomalie. Ce qui compte, c’est votre propre quartier et votre propre type de bien, pas la température moyenne de l’émirat.