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Banque centrale des EAU : la croissance ralentit à 1,7 % en 2026, puis accélère à 9,8 % en 2027

La Banque centrale des EAU a abaissé sa prévision de croissance 2026 à 1,7 %, contre 6,2 % un an plus tôt : géopolitique et logistique ont pesé. Pour 2027, elle table sur 9,8 %. Comment lire ce grand écart et que faire pour le timing d'un achat immobilier.

Banque centrale des EAU : la croissance ralentit à 1,7 % en 2026, puis accélère à 9,8 % en 2027
Visuel en anglais.

La Banque centrale des EAU a nettement révisé sa prévision de croissance pour 2026 : 1,7 %, après 6,6 % en 2024 et 6,2 % en 2025 — la croissance attendue la plus faible depuis plusieurs années. Les causes sont citées sans détour : tensions géopolitiques régionales, perturbations logistiques, tourisme plus mou et prudence des entreprises. Mais la prévision a une seconde moitié, bien moins citée : pour 2027, la Banque centrale attend une croissance de 9,8 %.

Que se passe-t-il ?

  • 1,7 % en 2026 — un ralentissement, pas une récession : l'économie continue de croître, simplement plus lentement.
  • 9,8 % en 2027 — fondé sur la reprise du secteur pétrolier une fois les contraintes levées, et sur le maintien du rythme de l'économie hors pétrole grâce à l'investissement public et aux projets d'infrastructure.
  • Le tableau régional concorde : le Middle East Economy Watch de PwC a abaissé sa prévision de croissance 2026 pour le Golfe de 4,4 % à 1,8 %, tout en notant que les EAU se sont mieux adaptés au choc logistique que leurs voisins — le PMI du pays est resté en territoire d'expansion.

Comment lire le grand écart 1,7 → 9,8 ?

Ce profil de prévision est le classique creux suivi d'un rebond : un choc externe comprime environ un an d'activité, puis la demande différée et le rétablissement des flux reviennent au cycle suivant. La Banque centrale dit en substance que le problème tient aux contraintes externes, non au modèle domestique — et que, ces contraintes levées, l'économie retrouve sa trajectoire.

Pour l'immobilier, une année économique molle est généralement l'année où l'acheteur a le dessus : les promoteurs se montrent plus généreux sur les conditions et les plans de paiement, les vendeurs du marché secondaire plus souples, la concurrence pour les bons biens plus faible. Si le profil prévu se confirme, 2026 sera exactement la fenêtre dont on parlera avec nostalgie en 2027.

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Enseignements pratiques

  • Acheteurs avec un horizon — un ralentissement sans crise, sur un marché à forte tendance de long terme, a historiquement été le meilleur point d'entrée.
  • Vendeurs — si la vente n'est pas urgente, le calendrier plaide pour attendre : 2027 s'annonce plus fort que l'année en cours.
  • La prudence s'impose : 9,8 % est une prévision, pas un fait, et son hypothèse clé est la stabilité régionale. Fondez vos décisions sur votre propre horizon de détention, non sur une seule ligne de prévision.

D'après les données de la Banque centrale des EAU et le Middle East Economy Watch de PwC.

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